Management collaboratif des connaissances

Comment définir les e-communautés ?

Le concept d’e-communauté fait référence au secteur des technologies, à l’échange de pratiques en réseau (basées sur la technologie du Web), et à une formulation bien spécifique de ces échanges au travers de diverses techniques déjà éprouvées par l’usage d’Internet.

 

Les e-communautés prennent différentes formalisations selon leur contexte d’exploitation. Elles sont préférentiellement constituées afin de répondre à des objectifs bien ciblés, dans le domaine de l’entreprise nous parlerons de « communauté de pratique » et pour d’autres secteurs professionnels de « communauté d’intérêts » ou de « communauté d’apprentissage ».

Par référence à la définition qu’en donne Etienne Wenger, le consultant-chercheur reconnu comme le fondateur du concept, une communauté correspond à  : « un groupe de personnes qui partage un intérêt commun, un domaine de spécialisation et qui approfondissent leurs connaissances et leurs expertises en interagissant collectivement ».

Le rôle des interactions sociales entre les membres d’une communauté est donc primordial, celui-ci est étayé par l’usage adéquat des technologies de communication qui prend ainsi une dimension adaptée aux défis de notre société de l’information.

 Une caractéristique principale des communautés réside dans la capacité à franchir les frontières formelles de l’accès aux savoirs et à investir de façon très « flexible » le domaine des connaissances à connotations tacites. Elles ont notamment la capacité de s’adapter aux exigences des contextes dans lesquels elles sont destinées à se développer ; aussi peuvent-elles présenter un intérêt dans des domaines aussi variés que les domaines commerciaux, administratif, éducatifs ou bien encore gouvernementaux.

L’ambition de l’approche s’apparente à renouveler la notion de partage de connaissances en réseaux (NOW - Network Organizational Work), en prenant pour base d’échange les théories du travail collaboratif. Les frontières en ce domaine de compétences évoluent sans cesse, les spécialistes de la gestion de la connaissance et du KM (Knowledge Management) ont ainsi la possibilité de dynamiser les ressources de l’entreprise.

Le choix et l’utilisation appropriée des nouveaux outils de gestion et de communication permet de valoriser ce que les spécialistes du domaine nomment, les savoirs tacites et informels. La compétitivité des organisations trouve, grâce à un management tout aussi approprié des ressources humaines, une nouvelle possibilité de se démultiplier.

Le registre des connaissances n’est plus, au sein de communautés, géré par une seule personne ou un service spécialisé, il devient un élément de construction collective. Nous parlons en ce sens d’un capital commun, celui des acteurs professionnels et de l’organisation qui les emploie, d’une gestion dynamique de l’information pour le profit de l’ensemble des participants à de tels démarches.

Dans quels contextes peut-on mettre en œuvre des communautés ?

Toute organisation, groupe de personnes partageant un intérêt commun ou une pratique commune peut constituer une communauté de pratique. De multiples activités peuvent servir de base à la constitution d’une communauté, la nature de la pratique caractérisera son domaine de spécialisation et d’expertise, ainsi, pouvons-nous identifier des communautés :

  • à caractère économique (entreprise, groupements d’intérêts économiques),
  • éducatif (université, collège, école, classe, centres de formations, de ressources, corporations professionnelles..)
  • associatif (de loisir, d’action sociale, de santé..)
  • gouvernemental (ministère, collectivité territoriale, mairie, quartier..)


Les communautés existent souvent de façon informelle au sein des différents contextes, la démarche de construction nécessite le respect des règles, prescriptions de départ et la prise en compte des interactions qui en résultent.

Un concept innovant ou une mode ?

    La notion de communauté a émergé en 1991 (E. WENGER, J. LAVE) aux Etats-Unis puis s’est externalisée d’abord dans les pays nord-américains puis en Europe. En France, ces théories trouvent d’importants terrains de développement depuis cinq ans : organismes d’Etat,  universités, et de plus en plus nombreuses entreprises.

Quels en sont les bénéfices ?

    Comme toute démarche économique et sociale, la mise en œuvre d’une communauté suppose des investissements initiaux. La perspective d’un ROI (Retur On Investment) est basée sur différents éléments d’appréciation, les plus courants font référence aux atouts de la démarche d’innovation des communautés de pratique :

  • ré-emploi des ressources du contexte d’intégration
  • permettre la créativité en ouvrant de nouveaux champs de pratiques
  • mobilisation des acteurs autour de la notion de partage de connaissances
  • partage décloisonné de la connaissance
  • intégration des différentes constituantes tacites, explicites d’une gestion collective des ressources
  • capitalisation des ressources mises évidence
  • valorisation des acteurs de la connaissance : usagers, salariés, organisations
  • développement de la notion d’expertise partagée
  • renforcement de la notion de compétence professionnelle
  • enrichissements pluriels : financiers, éthique, culturel, organisationnel


Comment construire, animer et pérenniser une communauté ?

La mise en œuvre d’une communauté consiste en une démarche d’instrumentation sociale et technique à la fois.
Une communication adaptée, conjuguée à une gestion des ressources humaines renouvelée, apporte une nouvelle possibilité aux différents membres d’une communauté de collaborer, souvent sur des bases simples et étonnamment riches de sens, leurs intérêts communs.

Différents éléments de fondation permettent d’initier la construction d’ensemble des communautés de pratique et de fédèrer les membres autour d’une démarche collective :

  1. Définir les objectifs : le premier débat consiste à définir quel seront les domaines d’expertise à investir (ressources internes, moyens mobilisables, opportunités d’action..)
  2.   Identifier les participants : la participation est basée sur une démarche volontaire, les premiers domaines à explorer seront fonction des compétences apportées par les membres. De nouveaux rôles seront à attribuer pour structurer la gestion des connaissances en interne à l’organisation : facilitateurs, médiateurs, sponsors…
  3. Répèrer les besoins et domaines d’intérêts : les besoins réels en rapport avec une gestion des connaissances sont à négocier collectivement, une recherche du bénéfice commun (passion partagée, capital de connaissances acquis, expertise reconnue..) est à favoriser
  4. Clarifier les propos et références communes : la participation et l’engagement des membres est conditionnée par la clarté et la transparence de la communication interpersonnelle, une base de références reconnues et acceptées par les usagers sert de fondation initiale.


Le rôle de l’animation tient une place prépondérante, elle est largement déterminée par la taille et le domaine d’activité de l’organisation. Mais elle n’est pas une spécialité à part entière, elle peut correspondre à l’identification et à la nomination d’un membre reconnu comme expert dans son domaine par les autres usagers de la communauté.

La nature et l’ampleur de l’usage des technologies de communication, conditionne mais ne détermine pas la réussite de la mise en œuvre, le choix adapté des outils techniques est important mais non primordial pour la pérennisation de la démarche.

Une très large gamme d’outils disponible sur le marché informatique permet d’instrumenter la construction :  CMS (Gestionnaire de contenus), WebBlog, Wiki, Workflow, GED (Gestion Electronique de Documents),  mais ces usages souvent innovants, pour les acteurs, seuls ne suffisent pas à garantir le succès de la construction collective.

La consolidation des projets repose souvent sur le rôle des experts externes à l’entreprise commune qui soutiennent, valident et dessinent les axes stratégiques de la démarche.
La notion de succès entrepreneurial est perfectible et prend différentes formulations selon les contextes de la mise en œuvre. Ainsi, une communauté de pratique, d’affaire, de santé ou gouvernementale n’auront pas les mêmes critères d’analyse.

La gestion de la connaissance peut être évaluée sous différents axes, quantitatifs mais aussi qualitatifs. La mesure de l’impact du management de la connaissance renvoie alors à la notion de performance de l’organisation :

  • l’analyse de l’atteinte de l’objectif initial (augmentation de part de marché, développement du domaine de compétence individuel ou collectif, enrichissement du capital intellectuel etc..)
  • la mesure de l’activité : les bénéfices connexes à l’activité sont également à prendre en compte (climat social, qualité de la communication, engagement dans l’activité, satisfaction des membres, créativité constatée etc..)
  • les bénéfices connexes : ils sont plus difficilement analysables ou quantifiables ou prévisibles mais font partie intégrante de la démarche (éthique comportementale, sentiment de justice, de transparence, de vérité…)


Ces divers éléments d’appréciation sont directement fonctions des propriétés du contexte et de la volonté, de la part des décideurs, d’investir tel ou tel axe fort de la stratégie permise par l’application du concept de communauté.

Le service d’accompagnement AICREI

    La mise en œuvre d’une communauté correspond à une structuration sociale et technique qui permet de valoriser, de façon dynamique et permanente les ressources d’un contexte.
    L’aspect dynamique, non linéaire des interactions que suscite l’intégration de ces théories dans un contexte professionnel suscite un accompagnement des nouvelles pratiques qui se créent sur le terrain de l’action.
    Pour cela, le service de conseil AICREI consiste en un accompagnement de la pratique, en contexte, une équipe de spécialistes aide les décideurs et clients de la démarche à réunir les conditions nécessaires à cette instrumentation :

  • audit et plans de mise en œuvre
  • aide aux choix des outils techniques
  • formation à l’usage pratique
  • formation au management des ressources humaines        

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Le service d’accompagnement AICREI
La mise en œuvre d’une communauté correspond à une structuration sociale et technique qui permet de valoriser, de façon dynamique et permanente les ressources d’un contexte. L’aspect dynamique, non linéaire des interactions que suscite l’intégration de ces théories dans un contexte professionnel suscite un accompagnement des nouvelles pratiques qui se créent sur le terrain de l’action.
L'objectif d'AICREI consiste en un accompagnement de la pratique, en contexte, une équipe de spécialistes aide les décideurs et acteurs de la démarche à réunir les conditions nécessaires à cette instrumentation :

  • repérage des potentiels en contexte
  • aide aux choix des outils techniques
  • formation à l’usage pratique
  • formation au management des ressources humaines        
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